Elections/Mode d'emploi/Municipales  

 

LE CONSEIL DE PARIS
ET LES VINGT CONSEILS D’ARRONDISSEMENT

COMPETENCES
En même temps que les lois de décentralisation, en 1982, Gaston Deferre a institué un statut particulier pour les trois plus grandes villes de France, Paris, Lyon et Marseille. C’est la loi PLM, qui donne des pouvoirs accrus aux maires de secteur (les arrondissements à Paris) et instille une dose de proportionnelle dans le mode de scrutin — ainsi que pour toutes les autres villes de plus de 3500 habitants. Fin 2001, la loi Vaillant a encore augmenté les domaines de compétence des maires d’arrondissement, notamment en ce qui concerne la gestion des équipements de proximité.

ÉLECTIONS
• Paris est un cas très particulier, disposant simultanément du statut de ville et de département. Il n’y a pas d’un côté le conseil municipal qui dirige la ville et de l’autre le conseil général qui gère le département, mais une seule assemblée, le Conseil de Paris. Celui-ci siège soit en formation de conseil municipal pour traiter des affaires de la ville, soit en formation de conseil général quand il s’agit des affaires de compétence départementale. De cette particularité découle l’absence de cantons et donc d’élections cantonales à Paris.

• Le Conseil de Paris est élu en même temps que les conseils d’arrondissement lors des élections municipales, pour une durée de six ans. C’est ensuite lui qui élit en son sein le maire de Paris, toujours pour six ans. Cette double élection des 354 conseillers d’arrondissement et des 163 conseillers de Paris se déroule en un seul scrutin de liste dans chaque arrondissement, au suffrage universel direct.

• Chaque arrondissement dispose d’un nombre de conseillers d’arrondissement et de conseillers de Paris proportionnel à sa population ; il s’ensuit une multitude de possibilités pour constituer une majorité au Conseil de Paris et porter un de ses membres à la fonction de maire de la capitale :

Arrondissements Conseillers d'arrondissement dont conseillers de Paris
1er 13 3
2e 13 3

3e

13 3
4e 13 3
5e 14 4
6e 13 3
7e 15 5
8e 13 3
9e 14 4
10e 18 6
11e 33 11
12e 30 10
13e 39 13
14e 30 10
15e 51 17
16e 39 13
17e 39 13
18e 42 14
19e 36 12
20e 39 13

• Dans chaque arrondissement, le vote se déroule à la proportionnelle à deux tours (a) à prime majoritaire (b) et seuil de répartition (c).
a) Si aucune liste n’obtient la majorité absolue (la moitié des voix plus une) au premier tour, un second tour est organisé avec les listes ayant obtenu 10 % des suffrages exprimés (le nombre de votants diminué des votes blancs et nuls) ; les listes ayant obtenu 5 % des suffrages exprimés peuvent fusionner avec une liste présente au second tour.
b) La liste majoritaire au premier tour, ou celle arrivant en tête au second tour, emporte les élections et empoche la prime majoritaire de 50 % des sièges.
c) Le reste des sièges (les 50 % pas encore attribués) est ensuite réparti entre toutes les listes ayant obtenu 5 % des suffrages exprimés (seuil de répartition), en proportion de leur nombre de voix.
Schématiquement, s’il reste 21 sièges à distribuer sur 42 entre la liste A (60 %) et la liste B (40 %), la liste A reçoit 12 sièges et la B 8. Le dernier siège va à la liste A au bénéfice de la plus forte moyenne (la liste qui a le plus de voix, dont chaque siège représente donc en moyenne plus d’électeurs). Au total, la liste A dispose donc de 34 sièges. Ce calcul s’opère une première fois sur l’ensemble de la liste pour désigner les conseillers d’arrondissement, et une seconde fois sur le nombre de conseillers de Paris avec les premiers de chaque liste.

• Dans la semaine qui suit les élections municipales, le Conseil de Paris se réunit pour élire le maire de Paris et ses adjoints. Ensuite, les vingt conseils d’arrondissement font de même pour désigner les maires d’arrondissement et leurs adjoints.


DESIGNATIONS INTERNES
• Pour le PS, la constitution des listes commence par la désignation du candidat à la mairie de Paris par les militants de la circonscription électorale concernée, Paris.

• Dans un deuxième temps, c’est la désignation du premier des socialistes d’arrondissement par les militants de chaque arrondissement. Les vingt têtes de liste élus ont alors la responsabilité de construire et de conduire leur liste.

• Dans chaque arrondissement, une commission électorale est constituée à la proportionnelle des courants (d’après le vote du congrès précédent), sous la présidence du tête de liste. Elle est chargée d’établir une proposition de liste ordonnée des socialistes pour l’arrondissement.

• La liste établie par cette commission est ensuite soumise au vote des militants.

 
 
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