LE
CONSEIL RÉGIONAL
COMPETENCES
Aux termes des lois de décentralisation, il a principalement
compétence en matière de transports, de logement
et de formation. Une récente loi d’initiative
gouvernementale a étendu son champ d’intervention.
ÉLECTIONS
• En application d’une loi de 1982, les conseillers
régionaux sont depuis 1986 élus au scrutin
universel direct (ils étaient auparavant désignés
par un collège électoral composé des
maires, conseillers généraux, parlementaires,
etc. de la région).
• Depuis, deux réformes successives sont intervenues,
en 1999 sous Jospin puis en 2003 sous Raffarin. Aujourd’hui,
si le mandat reste de six ans, les deux modifications du
scrutin portent d’une part sur la circonscription
électorale (le territoire dans lequel on vote sur
les mêmes listes), d’autre part sur le mode
d’application de la proportionnelle.
• Circonscription électorale
Par rapport aux précédentes élections
régionales de 1998, on passe des circonscriptions
départementales à la circonscription régionale,
c’est-à-dire à une seule liste par région
avec des sections départementales. En Ile-de-France,
il y a huit départements donc huit sections départementales.
• Mode d’application de la proportionnelle
Le vote se déroule à la proportionnelle à
deux tours (a) à prime majoritaire (b) et seuil de
répartition (c).
a) Si aucun parti n’obtient la majorité absolue
(la moitié des voix plus une) au premier tour, un
second tour est organisé avec les listes ayant obtenu
10 % des suffrages exprimés (le nombre de votants
diminué des votes blancs et nuls) ; les listes ayant
obtenu 5 % des suffrages exprimés peuvent fusionner
avec une liste présente au second tour.
b) La liste majoritaire au premier tour, ou celle arrivant
en tête au second tour, emporte les élections
et empoche la prime majoritaire de 25 % des sièges.
c) Le reste des sièges (les 75 % pas encore attribués)
est ensuite réparti entre toutes les listes ayant
obtenu 5 % des suffrages exprimés (seuil de répartition),
en proportion de leur nombre de voix.
Schématiquement, s’il reste 100 sièges
à distribuer entre la liste A (46,5 %), la liste
B (36,5 %), la liste C (17 %), la liste A reçoit
46 sièges, la B 36 et la C 17. Le dernier siège
va a la liste A au bénéfice de la plus forte
moyenne (la liste qui a le plus de voix, dont chaque siège
représente donc en moyenne plus d’électeurs).
• Répartition des sièges entre les sections
départementales
Une fois les sièges distribués entre les listes,
celles-ci les répartissent entre leurs sections départementales
en proportion du nombre de voix apporté par chacune.
DESIGNATIONS INTERNES
• Pour le PS, la constitution des listes commence
par la désignation des têtes de liste par les
militants de la circonscription électorale concernée,
la région. Le vainqueur de ce scrutin interne a donc
la responsabilité de construire et de conduire la
liste.
• Dans chaque département, une commission électorale
est alors désignée à la proportionnelle
des courants (d’après le vote du congrès
précédent), sous la présidence du Premier
secrétaire fédéral qui est mandaté
par le ou la tête de liste pour le représenter.
Elle est chargée d’établir une proposition
de liste ordonnée pour la section départementale
de la liste régionale.
• La liste établie par la Commission est ensuite
soumise pour validation au conseil fédéral,
puis au vote des militants. Tout membre du conseil fédéral
a le droit de déposer, immédiatement après
le vote du conseil fédéral, une liste alternative
composée des candidats de son choix retenus parmi
les candidatures déposées et enregistrées
; cette liste alternative est alors soumise au vote des
militants en même temps que la liste validée
par le conseil fédéral.
• Le conseil fédéral transmet les résultats
du vote des adhérents au comité régional
du parti, qui établit la liste régionale par
section départementale à partir des résultats
des fédérations concernées (huit en
Ile-de-France), puis la transmet à la convention
nationale de ratification.
PROJET REGIONAL DES SOCIALISTES EN
2004
• Pendant la première partie de la campagne
des élections régionales, notre Fédération
s’associe à la démarche d’écoute
des Francilien(ne)s adoptée par Jean-Paul HUCHON,
dans le but d’enrichir le projet régional.
• Celle-ci se déroule en trois étapes
:
- 1ère étape, le temps de l’écoute
: de septembre à octobre 2003 a été
réalisée une enquête audiovisuelle auprès
d’un panel de 106 Franciliens par l’agence d’enquêtes
qualitatives Campana et Eleb.
- 2e étape, le temps du dialogue : du 13 novembre
au 2 décembre, huit rencontres départementales
permettront un dialogue entre les Francilien(ne)s et le
candidat Jean-Paul HUCHON.
- 3e étape, le temps des propositions : du 20 novembre
au 15 décembre, à celles et ceux qui auront
pris part au temps du dialogue, il sera proposé de
participer à des groupes de travail départementaux
afin d’élaborer des propositions concrètes.
Celles-ci seront transmises aux candidats et les plus pertinentes,
intégrées au projet régional.