Grandes Carrières /Prises de position  

 
Septembre 2005

Contribution fédérale de section
PS 18e - Grandes Carrières

Un socle de dignité au cœur du projet

L’année 2005 devait être celle du projet des socialistes, élaboré en trois moments : d’abord le diagnostic, puis les orientations, enfin le programme d’action. Dès la première phase, il nous a paru important de mobiliser l’ensemble des militants en favorisant leur expression individuelle (par l’analyse de leurs réponses au questionnaire national sur l’état de la France) , puis collective par le débat en AG, dans un premier temps autour de ces éléments, dans un deuxième temps en amendant le texte de diagnostic établi par le conseil national.
Certes, la vie politique a bouleversé ce calendrier et provoqué l’anticipation du congrès à novembre. Mais il demeure que le projet socialiste doit être celui de tous les socialistes, et que cette phase de diagnostic sur laquelle nous avons travaillé contient en germe orientations et propositions futures.
Nous avons donc trouvé intéressant de livrer les fruits de ce travail, produit collectivement par les adhérents de Grandes Carrières, à la discussion du congrès.

Un diagnostic collectif

Premier constat dans le débat, on note une forte volonté de changement, mais aussi le sentiment diffus d’être dos au mur. Une impression globale, où l’on retrouve ce qu’écrit la presse : une France désenchantée, sans perspective d’avenir.
En fait, il faut analyser la morosité ambiante comme directement produite par un libéralisme agressif et qui se présente comme sans alternative. La Droite au pouvoir utilise en-suite ce pessimisme pour faire passer ses «réformes», cherchant à saper les fondements de la république sociale et à créer une situation de non-retour. Il faut donc d’abord combattre le libéralisme sur ce terrain idéologique en organisant une opposition constructive et résolue, et redonner de l’espoir en avançant des propositions claires, simples et réalistes.

Des pistes pour l’action

Le PS doit préparer la riposte à la Droite et se focaliser sur ses propres questionnements, en mettant en avant quelques grands thèmes, avec réalisme tout en recherchant l’efficacité.
• D’abord, la qualité de vie. Il faut permettre à tous d’avoir un logement décent, un accès à des soins de qualité et un emploi — c’est-à-dire une place dans la société et un revenu provenant de son activité marchande ou non marchande. Ce triptyque constitue ce que l’on pourrait appeler un socle de dignité sans lequel rien n’est possible. Si le gouvernement Jospin a mis en place la couverture médicale universelle, il faut avancer et réfléchir aux moyens d’une couverture logement universelle et au modèle scandinave de sécurisation du parcours professionnel, appelé flexsécurité, voire reprendre le débat sur le revenu minimum universel. Une réelle politique du logement doit être entamée, notamment pour les exclus, les classes populaires et moyennes.
• Ensuite seulement se pose l’exigence d’un égal accès à une bonne formation, initiale et continue, comme à des services publics redéfinis et renforcés et à la culture. Là, l’égalité, la non-discrimination, c’est consacrer plus de moyens quand la situation est plus difficile et les handicaps plus lourds.
• Il faudrait aussi parler de la politique industrielle et énergétique, où seul l’Etat peut être stratège sur le long terme en prenant en compte le devenir de la planète : la France doit développer la recherche, la matière grise et les services sans abandonner son industrie et en préservant l’avenir.
• La réforme des institutions est un thème important, mais un peu difficile à appréhender pour les citoyens. Le PS doit développer réflexion et pédagogie autour notamment du non-cumul des mandats, de la représentativité du Sénat, de la séparation des pouvoirs, de la parité hommes-femmes dont l’application pose par exemple problème dans les scrutins uninominaux.
• Enfin, ce congrès sera utile s’il dépasse le débat sur le traité constitutionnel européen car il s’agit de rassembler les socialistes dans la recherche d’une solution pour sortir l’Europe de l’impasse.

Votée en Commission administrative (07/09/2005) et adoptée en Assemblée générale (15/09/2005). Signée par Frédérique PIGEON, membre du Bureau Fédéral.

 
Votes Internes
Contributions
- Contributions 2007 
- Sections et ciconscriptions
- Projet : démarche
- Projet : Questionnaire
- Projet : diagnostic
- Projet : contribution fédérale